Enseignant·e·s à risque : ce que vous devez faire pour ne pas reprendre après le 11 mai… Enregistrer au format PDF

Lundi 4 mai 2020

Le Rectorat de Paris vient de diffuser une circulaire à destination des enseignant·e·s qui présenteraient des risques graves s’ils étaient confrontés au covid-19. Si vous faites partie des personnes à risque entrant dans les catégories répertoriées par cette circulaire, vous devez demander à votre médecin un certificat médical.

Le gouvernement a décidé de la réouverture des écoles maternelles et primaires à partir du 11 mai, sous réserve des annonces à venir jeudi 7 mai. Les chefs d’établissement de l’enseignement privé sous contrat, sur l’injonction du Secrétariat Général de l’Enseignement Catholique (voir document joint), ont donc prévu d’accueillir de petits groupes d’élèves de grandes sections de maternelle, de CP et de CM2 dans la semaine du 11 mai. Dans le même temps, le Rectorat fait parvenir aux enseignant·e·s via leur messagerie académique, une circulaire (voir document joint) recensant les personnes classées comme catégories à risque ne pouvant reprendre les cours en présentiel ; ces personnes doivent faire parvenir au rectorat sous couvert de leur chef d’établissement un certificat médical attestant de l’impossibilité faite à l’enseignant·e·s de se rendre dans son établissement du fait de sa pathologie, mais sans mention explicite de ladite pathologie.

Quid des enseignant·e·s résidant avec une personne à risque ? Quid des enseignant·e·s qui n’ont pas de mode de garde pour leurs enfants en bas âge ?

Enfin, toute reprise des enseignements dans un établissement doit être précédée d’une réunion du Conseil Social et Économique au cours de laquelle les représentant·e·s du personnel doivent s’assurer que les préconisations des protocoles sanitaires (voir documents joints) publiés par le ministère de l’Éducation nationale sont bien respectées. Ils peuvent être aidés en cela par la présence, lors de cette réunion, du médecin du travail. Des conditions sanitaires insuffisantes seront un des préalables à l’exercice du droit de retrait.