Retrait du projet de loi Travail

COMMUNIQUÉ COMMUN CGT, FO, FSU, Union syndicale Solidaires, UNEF, UNL, FIDL

[!sommaire]Pour de nouveaux droits dans le public comme dans le privé ◊ Pour la réduction du temps de travail à 32h, et l’amélioration des conditions de travail. ◊ Pour des droits nouveaux du salarié : ⇒ Solidaires revendique dans le secteur privé un nouveau statut des salariés qui instaure une (...)

 

Meeting unitaire pour exiger le retrait de la loi El Khomri, mercredi 23 mars, 18 h 30, salle des fêtes de Montreuil - Place Jean-Jaurès - métro Mairie de Montreuil M9

La loi travail annonce des remises en causes fondamentales qui concernent les salarié-es comme les syndicats. Les premières réactions et les mobilisations ont obligé le gouvernement à revoir à la fois son calendrier et la forme de son projet. Il a opéré des reculs sous la pression de la rue mais des orientations essentielles et particulièrement néfastes pour les travailleuses et travailleurs demeurent. Le patronat ne s’y trompe pas et Gattaz le dit dans une note interne : « sur les lignes rouges qui avaient été évoquées, nous avons été écoutés » (le Canard enchaîné du 16 mars). De plus, le gouvernement maintient dans son projet les jalons lui permettant de continuer à avancer sur les sujets controversés : code du travail, conventions collectives, enjeux des accords dérogatoires, enjeux autour du télétravail et du décompte du temps de repos par exemple. Enfin, s’agissant des jeunes, les mesures annoncées peuvent difficilement promettre un avenir : peu d’engagement financier pour les jeunes en difficulté et une perspective pour tous et toutes d’un CDI de plus en plus précaire…

En mars 2012, un mois avant le 1er tour des élections présidentielles, François Ruffin rencontrait Nicolas Doisy, chief economist à Chevreux (Crédit agricole), l’un des plus grands courtiers d’Europe. Celui-ci faisait part du plan de bataille des financiers en cas de victoire de François Hollande. Pour les marchés, l’enjeu était de flinguer le contrat CDI et d’imposer à la France plus de plans d’austérité… Une vidéo (10 min) qu’il est bon de (re)voir aujourd’hui avec l’actualité du projet de loi Travail.

Selon le récit mis en scène par les médias, les concessions faites par le premier ministre sur le projet de loi en feraient un « texte équilibré » comme sont censées le montrer les réactions symétriques du patronat qui proteste contre les « reculs » du gouvernement et de syndicats qui comme la CFDT parlent d’un texte « porteur pour les jeunes et les salariés ». La réalité est bien différente.

En complément de la fiche de Solidaires « Connaître ses droits pour la faire respecter » consacrée au droit de grève, une note qui précise un certain nombre de points pour les journées du 17 et 24… et la suite.

Communiqué de l’intersyndicale CGT, FO, SOLIDAIRES, FSU, UNEF, UNL, FIDL qui appelle à la manifestation du jeudi 17 mars à République à 13h30

L’opération de communication de Valls sur les quelques « concessions » annoncées aujourd’hui sur la loi travail ne change rien sur le fond de sa logique libérale, déjà contenue dans les rapports Combrexelle et Badinter : la liberté renforcée de licencier, les accords entreprise par entreprise détruisant l’égalité de traitement des salarié-es, et toutes les attaques sur le temps de travail, demeurent.

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