Réforme des retraites : nous n’en voulons pas !

Publié le dimanche  30 septembre 2018


Non au énième projet de réforme de nos retraites.
Grève et manifestation le mardi 9 octobre 2018.
RV à 14h à Montparnasse en direction de la place d’Italie.

La réforme des retraites envisagée par le gouvernement vise à remplacer les régimes de retraite actuels par un système de retraite par points.

Aujourd’hui, notre système de retraite fonctionne par répartition ; cela signifie que les cotisations du moment financent les retraites du moment ; ces cotisations ouvrent également de futurs droits à la retraite. Ce système collectif a pour principe la solidarité entre les générations et la sécurité puisque son financement repose sur la masse salariale globale.

Demain, dans le système de retraite par points, le salarié cumule des points tout au long de sa carrière ; ces points sont acquis en fonction de leur valeur d’achat mais le montant de la retraite dépendra de leur valeur au moment du départ à la retraite. Il n’y aura donc plus de montant garanti des retraites, la valeur du point pouvant varier en fonction de la situation économique et des décisions gouvernementales.

Quelles conséquences ?

Des exemples comparatifs
ExemplesAujourd’huiDemainCommentaires
La retraite d’un salarié du privé Le calcul de sa retraite se fait sur les salaires des 25 meilleures années. Le calcul se fera sur l’ensemble de la carrière, intégrant les temps partiels, les congés maternité, les petits « boulots »… Le montant de la retraite sera mécaniquement plus faible. Et les femmes seront particulièrement touchées.
La retraite d’un cadre/enseignant du privé Avec le régime complémentaire AGIRC-ARRCO,un cadre cotise beaucoup plus qu’au régime de base : le plafond de salaire pris en compte est de 26 500€, ce qui permet de presque doubler le montant de la retraite. Le plafond de salaire pris en compte pour les cotisations serait de 10 000€. Il y a donc un différentiel de 16 500€. Pour s’assurer d’une retraite équivalente, le cadre devra opter pour la capitalisation, option risquée !

Et quid des pensions de reversion, des droits familiaux et du minimum contributif (minimum vieillesse) ? Là encore, les salariés et notamment les femmes sont perdants !
D’ailleurs, dès janvier 2019, les enseignants du privé sous contrat relevant des régimes de retraite complémentaire AGIRC-ARRCO verront leur retraite amputée en raison de la fusion de la valeur du point entre ces deux régimes.

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Mardi 9 octobre 2018 à 14 heures, retrouvons-nous à Montparnasse pour dire non à toute tentative de modification de notre système de retraite !