Chômage, précarité, licenciements : Les capitalistes nous coûtent cher !

Publié le dimanche  11 novembre 2012


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Le gouvernement Hollande, conformément aux dogmes libéraux, vient d’adopter des mesures d’austérité qui vont alimenter la récession. En reprenant l’essentiel du rapport Gallois, le gouvernement offre notamment au patronat 20 milliards d’euros de crédit d’impôt soit une baisse de 6 % du « coût » du travail. Ce sont les couches populaires qui vont payer ce cadeau par une hausse des principaux taux de TVA et par la baisse des dépenses publiques. Moins de pouvoir d’achat, de services publics, de protection sociale et d’emplois publics, voilà ce que ce gouvernement appelle la justice sociale !

On ne peut pas faire de l’austérité budgétaire sans casser l’activité économique, tarir les recettes de l’État et au bout du compte augmenter les déficits. On ne peut pas affirmer que la baisse du « coût » du travail produit un effet vertueux en faveur de l’emploi alors que depuis les années 80, la répartition des richesses en défaveur des salaires a vu simultanément la hausse des profits et la hausse du chômage. Tous les indicateurs sont au rouge. Les perspective de croissance sont plus proches de 0,3 %, voire moins, que de l’hypothèse de 0,8 % du gouvernement ; le pouvoir d’achat s’effondre de 1,2 % en 2012, les licenciements touchent tous les secteurs, les emplois publics continuent de baisser, le chômage augmente de mois en mois, la barre des 10 millions de pauvres va bientôt être atteinte.

Il n’y a plus de temps à perdre pour imposer d’autres choix au gouvernement et au MEDEF, par nos mobilisations et la convergence des mouvements sociaux européens.

Sommaire du 4 pages

  • Le coût du capital, voilà le problème
  • L’impunité des multinationales
  • Pour une approche globale des licenciements
  • Le poids des grands groupes
  • La boîte noire du chômage
  • Conférence sociale, où sont les femmes ?
  • Emplois publics toujours sacrifiés
  • Compétitivité, le puits sans fond

Les propositions de Solidaires


Seule une politique rompant avec le tout marché, la logique du profit
et se donnant les moyens financiers publics de réorientation de l’économie, fondée sur une autre répartition des richesses et soucieuse des impératifs écologiques, peut arrêter les régressions sociales imposées par les crises successives.

Seule une politique européenne fondée sur des critères de convergence sociaux et fiscaux, de contrôle des capitaux, de sortie de l’emprise des marchés financiers, et de grands projets économiques écologiquement compatibles, peut ouvrir la voie à une Europe sociale et solidaire.

Seul un syndicalisme de transformation sociale fondé sur la défense de l’intérêt des classes opprimées en France et dans le monde, peut lutter contre la concurrence de tous contre tous dans laquelle le capitalisme mondialisé veut nous enfermer.

  • Réduction du temps de travail à 32h sans perte de salaire et avec embauches correspondantes.
  • Interdiction des licenciements dans les entreprises qui font des bénéfices.
  • Des droits nouveaux pour les représentants des salariés dont le droit de véto suspensif sur les licenciements.
  • Instauration d’un statut du salarié reposant sur trois principes : continuité du socle contractuel avec maintien du salaire entre deux emplois ; obligation de reclassement des salariés sans limite de temps ; financement patronal mutualisé pour garantir ces droits.
  • Respect de la hiérarchie des normes la plus favorable aux salariés. Les conventions collectives et les accords d’entreprises ne doivent pas être en deçà des droits sociaux légaux.
  • Encadrement strict du recours aux CDD et sur-cotisations patronales sur les emplois précaires.
  • Harmonisation par le haut des garanties sociales entre salariés des grands groupes et des PME, des sous traitants.
  • Dans la Fonction publique, un statut public des emplois pour toutes et tous.
  • Égalité professionnelle réelle entre les femmes et les hommes.
  • Revalorisation du SMIC à 1700 euros et partage de la valeur ajoutée en faveur des salaires.
  • Aucune allocation chômage inférieure à 80 % du salaire antérieur avec plafonnement pour les hauts revenus, et augmentation des minima sociaux.
  • Rupture avec le libre-échange qui nourrit ces exigences de compétitivité, destructrices du lien social.
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Source : Union syndicale Solidaires