Notre-Dame-des-Landes - Aurore Martin

Publié le mardi  6 novembre 2012


Hollande, Ayrault, Valls : « mieux » que Sarkozy, Fillon, Guéant.
Deux communiqués de Solidaires.

 ND des Landes : Le gouvernement protège les intérêts de Vinci

Les expulsions violentes se poursuivent à Notre Dame des Landes
Le gouvernement protège les intérêts de Vinci

Les scandaleuses tentatives d’expulsion de centaines d’habitants travaillant la terre se poursuivent sur le site de Notre Dame des landes, lieu du projet d’installation de l’inutile Ayrault-port de Nantes cher au premier ministre.

Avant la trêve hivernale, il s’agit de faire table rase pour laisser place aux travaux d’infrastructure d’accès au futur chantier. La répression violente engagée sur ordre montre l’allégeance de la majorité présidentielle à la multinationale Vinci.

Le gouvernement renie ainsi l’engagement du Grenelle de ne pas construire de nouvel aéroport et la volonté des Nations Unies de protéger les zones humides.

Il verse des centaines de millions d’euros au privé, la multinationale Vinci, bétonne des terres agricoles, militarise une zone de travail des paysans et salariées agricoles.

L’attitude du gouvernement illustre son manque de courage pour faire le pas décisif de la transition écologique. Les clignotants ne sont pas au vert dans ce domaine. Outre l’aéroport de notre Dame des Landes, la porte de l’exploitation des gaz de schiste reste entrouverte, les pressions en faveur de la culture OGM redoublent d’activité, la filière nucléaire n’est pas remise en question.

Tout est réuni pour consacrer l’échec du débat sur la transition énergétique qui doit s’ouvrir prochainement.

L’Union syndicale Solidaires condamne la répression et les violences inacceptables contre les manifestant-es et soutient la résistance non violente qui se poursuit sur le site de Notre Dame des Landes et les rassemblements qui s’annoncent à Rennes, Nantes, Redon, Lille… et agit avec d’autres pour multiplier ces rassemblements partout en France.

31 octobre 2012


 Aurore Martin livrée par l’État français à ceux qui veulent l’emprisonner

Le cas d’Aurore Martin est symbolique du scandale de l’utilisation par les États du Mandat d’Arrêt Européen. Citoyenne française, elle est poursuivie par l’État espagnol et risque 12 ans d’incarcération dans les prisons espagnoles pour s’être exprimée politiquement (dans des réunions, conférences de presse, médias) en tant que membre de Batasuna, organisation légale en France.

Nous le rappelions en juin 2011, sous l’ère de Sarkozy/Guéant : « L’Union syndicale Solidaires est attachée au respect des droits humains fondamentaux, et notamment au respect des libertés individuelles, à l’expression politique, et au respect des droits de la défense. Accepter cette demande d’extradition serait admettre qu’une personne soit poursuivie par les autorités d’un pays européen pour des faits que ses propres autorités ne considèrent pas comme illégaux ». C’était quelques jours après qu’une mobilisation populaire ait mis en échec les forces de police de l’État français qui voulaient arrêter Aurore, soutenue par de nombreuses organisations associatives, syndicales, politiques refusant la dérive liberticide.

Le Ministre de l’Intérieur Guéant affirmait qu’il mettrait tout en œuvre pour exécuter ce Mandat d’Arrêt Européen. Le ministre de l’Intérieur Valls a exaucé le vœu de Guéant !

Tandis que la gauche syndicale, associative, politique indépendantiste basque s’exprime et agit depuis des années en faveur d’une résolution démocratique, politique et pacifique du conflit au Pays Basque, le gouvernement socialiste français s’allie au gouvernement espagnol pour accentuer la répression … rendant d’autant plus difficile cette solution pacifique !

Ainsi utilisé, le mandat d’arrêt européen est un instrument liberticide aux mains des États. Il s’applique aujourd’hui à Aurore Martin. Demain, il pourrait s’appliquer à n’importe quel militant-e politique ou syndical de l’espace européen. L’Union syndicale Solidaires condamne le transfert d’Aurore Martin vers l’Espagne (d’autant que les témoignages sur les violences exercées à l’encontre des militant-es basques par les forces répressives de l’État espagnol sont nombreuses). L’Union syndicale Solidaires participera aux initiatives unitaires de soutien et de solidarité, en lien avec les forces syndicales, associatives, politiques qui refusent cette dérive liberticide.

Le 2 novembre 2012