Sarkozy, c’est fini. Passons à l’offensive !

Publié le mercredi  9 mai 2012


Éditorial du Sundep Sud-Est

Pour toutes celles et tous ceux, qui en ont combattu pendant les 5 dernières années les contre-réformes, les politiques sécuritaires, xénophobes et racistes, c’est une bonne nouvelle.

Il reste que ces discours, notamment dans la campagne électorale, ont renforcé les tendances les plus réactionnaires et porteuse d’exclusions de la société. Les suffrages portés sur la candidate du FN et sur le Président sortant nous engagent tou-te-s à lutter avec encore plus de détermination pour contrer le retour des idéologies les plus nauséabondes et pour imposer des alternatives à cette société d’inégalités et de précarité qui désespère le plus grand nombre.

Ce qui importe, pour les salarié-es, les chômeurs/ses, les retraité-es, les jeunes, c’est que la politique change, que la société ne soit plus organisée en fonction des besoins d’une petite minorité qui profite du travail des autres pour s’enrichir toujours plus.
Le gouvernement change, pas nos revendications

François Hollande s’est fait élire Président de la République en promettant que « le changement c’est maintenant ». Pour que ce soit utile à tous, il faut des décisions concrètes.
Son affirmation, « d’abord le redressement et puis ensuite la redistribution », pourrait indiquer une orientation « réformiste » inadaptée. On ne sortira pas de la spirale du chantage de la dette publique et de l’austérité sans rupture franche avec les politiques libérales.
Passer à l’offensive

Le véritable changement dépend de nos mobilisations, de notre volonté et de notre capacité à faire plier le patronat, les puissances d’argent, et les gouvernements qui veulent nous faire payer leur crise. Nous devons reprendre dès maintenant le chemin des luttes pour construire le rapport de force nécessaire afin de gagner sur nos revendications, pour l’école et contre les politiques libérales.

Dans l’enseignement privé, ces dix dernières années auront été utilisées par l’institution pour établir une tutelle professionnelle et morale sur les personnels. Notamment, devront être remis en cause l’existence des pré-accords (illégaux car contrevenant à la liberté de conscience des enseignants), l’imposition des facultés catholiques comme seul organe de formation initiale…