Sud Éducation : « Les élections professionnelles se sont déroulées dans des conditions intolérables ! »

Publié le mardi  1er novembre 2011
Mis à jour le mercredi  26 octobre 2011

Les élections professionnelles se sont déroulées pour l’Éducation nationale du 13 au 20 octobre 2011 ; Sud Éducation obtient un siège en Comité technique ministériel. Mais le fait marquant est l’énorme baisse de la participation qui passe de 60% en 2008 à moins de 40% en 2011 ! Il faut dire que les électeurs de l’Éducation nationale inauguraient le vote électronique.

Les conditions d’organisation se sont révélées désastreuses ; pour Sud Éducation « Complexité des opérations de vote, difficulté à récupérer son matériel de vote, difficulté d’accès aux plateformes sur internet, incompatibilités et dysfonctionnements informatiques : voter s’est révélé un vrai parcours du combattant, aggravé par l’individualisation, voire l’isolement de l’acte de vote ! [1] De plus, Sud Éducation dénonce le fait de n’avoir eu « aucun moyen de contrôle réel sur l’authenticité du vote ».

Pourtant le ministère n’a pas lésiné sur les moyens financiers : 4,5 millions d’euros passés avec la société de service informatique Atos, soit un coût de 5 euros par électeur ! « Précisons qu’Atos est présidé par Thierry Breton, ancien ministre de l’Économie, ancien PDG de Thomson et de France Télécom, plus connu pour ses talents de cost-killing que de prestations informatiques. Y aurait-il un lien avec ce tarif bien au-dessus du marché ? », c’est la question que se pose le Web magazine Basta ! [2] Si vous ne savez pas ce qu’est un cost-killer, lisez l’article « Après France Télécom, Thierry Breton passe Atos à l’essoreuse » sur Rue89 ; édifiant !

Sud éducation :

  • Dépose un recours administratif en contestation des résultats auprès du ministre de l’EN .
  • Soutient les collègues qui, ayant été privé-e-s de leur droit d’élire leurs représentants, déposent des recours.
  • Demande que les millions d’euros extorqués par le prestataire privé soient reversés au service public.
  • Exige le maintien des droits syndicaux pour toutes les organisations syndicales, y compris celles qui n’ont pas présenté de listes aux élections professionnelles. [3]

Par ailleurs, la FSU demande au ministre de l’Éducation nationale la création d’une commission d’enquête administrative sur les dysfonctionnements constatés lors des élections.

Le Snalc « privé de la plus grande partie de ses moyens de fonctionnement » puisque absent du CTM ministériel, annonce qu’il déposera un recours pour contester le scrutin du CTM.