Contre l’austérité, une seule réponse : la mobilisation interprofessionnelle !

Communiqué de Solidaires Île-de-France
Publié le jeudi  22 septembre 2011


Le
gouvernement
a
décidé
un
nouveau
plan
de
rigueur.
La
recette
est
connue : faire
payer
les
travailleurs/ses,
les
chômeurs/ses,
les
jeunes,
les
retraité-­‐e-­‐s…
pour
protéger
les
patrons,
les
actionnaires,
les
banquiers.
L’endettement
public
enrichit
les
principaux
détenteurs
de
capitaux :
la
dette
publique
actuelle
est
le
résultat
très
direct
d’une
fiscalité
injuste.
Le
déficit
provient
d’une
très
grande
diminution
des
recettes
publiques,
conséquence
des
politiques
fiscales :
si
l’impôt
sur
le
revenu
était
rétabli
à
son
taux
et
son
barème
de
2000,
il
rapporterait
chaque
année
15
milliards
d’euros
supplémentaires
 ;
si
les
niches
fiscales
de
ce
même
impôt
sur
le
revenu
étaient
ramenées
à
la
situation
de
2000,
le
budget
récupérerait
chaque
année
38
milliards
d’euros
supplémentaires.
Le
Conseil
des
prélèvements
obligatoires,
dans
un
rapport
de
2009,
établit
par
ailleurs
que
le
coût
budgétaire
annuel
des
« 
niches
fiscales
 »
au
profit
des
sociétés
est
de
66
milliards
d’euros
 !

Le
plan
Fillon
fait
le
choix
de
faire
payer
aux
salarié-­‐e-­‐s
550
millions
de
Contribution
Sociale
Généralisée
en
plus,
400
millions
d’impôt
sur
l’intéressement
et
la
participation,
1,1
milliard
de
plus
aux
complémentaires
santé,
1
milliard
supplémentaire
de
taxes
sur
le
tabac,
l’alcool
et
les
boissons
sucrées.
Rien
de
cela
ne
s’impose
 !
Un
autre
partage
des
richesses
est
la
seule
réponse
alternative
légitime.
Elle
exige
une
autre
répartition
entre
salaires
et
profits,
un
droit
effectif
à
l’emploi
par
une
réduction
du
temps
de
travail
avec
embauches
correspondantes,
une
réforme
fiscale
radicale,
et
le
développement
des
services
publics.
Il
faut
mettre
fin
aux
exonérations
d’impôts
des
plus
riches,
taxer
véritablement
les
revenus
du
capital,
lutter
contre
la
fraude
fiscale
et
les
spéculateurs/trices.

Cette
politique
a
des
conséquences
sociales
néfastes
pour
la
grande
majorité
des
salarié-­‐es,
des
chômeurs/chômeuses,
des
jeunes,
des
retraité-­‐es,
des
précaires.
Elle
va
encore
aggraver
la
casse
des
services
publics
et
accélérer
la
récession
économique.
Il
est
donc
urgent
de
construire
un
rapport
de
forces
pour
imposer
une
nouvelle
politique
fiscale
permettant
de
répondre
aux
besoins
sociaux,
notamment
en
matière
d’emploi,
de
salaire,
de
protection
sociale…
et
qui
mette
fin
à
la
soumission
aux
marchés
financiers.

C’est
avec
cet
objectif
que
l’Union
syndicale
SOLIDAIRES
Ile
de
France,
dans
le
prolongement
des
discussions
nationales,
a
proposé
que
l’intersyndicale
IDF
fasse
du
11
octobre
une
journée
de
grève
et
de
manifestation
comme
première
étape
d’une
lutte
prolongée
stoppant
la
spirale
infernale
de
l’austérité.
La
CFDT
a
refusé
tout
appel
unitaire
faisant
référence
à
des
arrêts
de
travail
pourtant
nécessaires
si
l’on
souhaite
qu’il
y
ait
un
maximum
de
monde
dans
la
rue
le
11
octobre.
La
CGT,
l’UNSA
et
la
FSU
se
sont
pliées
aux
exigences
de
la
CFDT.

L’union
syndicale
SOLIDAIRES
Ile
de
France
appelle
les
salariés
à
répondre
massivement
aux
appels
à
la
grève
le
11
octobre
(appels qui se multiplient dans les entreprises) et
à
participer
à
la
manifestation
à
Paris
à
14h
à
République.

Paris,
le
21
septembre
2011
2011


Documents joints

Communiqué Solidaires IdF