La Fédération Sud éducation appelle à la grève interprofessionnelle reconductible à partir du 20 novembre

Publié le lundi  19 novembre 2007
Mis à jour le vendredi  23 novembre 2007

Après la grève du 18 octobre à laquelle ont participé des milliers de personnels de l’éducation nationale aux côtés des cheminots, des agents de la RATP, d’EDF-GDF, de La Poste et de France Télécom, des hôpitaux, de l’ANPE …et du privé, la grève du 20 novembre ne peut se limiter à un nouveau rendez-vous de 24 heures.

L’histoire sociale récente nous a appris que ces mobilisations d’une journée, même extrêmement massives, ne suffisent pas à faire reculer ce type de gouvernement, pas plus que des journées d’action et de temps forts à répétition.

JPEG - 8 ko Aujourd’hui, Sarkozy et son gouvernement sont lancés dans une grande entreprise de démolition sociale. Jamais un gouvernement n’a incarné à ce point la volonté du MEDEF. Pour museler les salariés, ils prétendent d’abord limiter le droit de grève dans les transports publics. Ils bloquent les salaires et en même temps multiplient les cadeaux fiscaux aux plus riches. Ils cassent les services publics en supprimant 1 fonctionnaire sur deux d’ici 2009 (11 200 emplois en moins dans l’éducation nationale). Ils cassent les statuts pour généraliser la flexibilité et la précarité. Ils poursuivent leur politique de casse des retraites après les réformes Balladur en 1993 et Fillon en 2003.
Dans l’éducation nationale : des milliers de postes de titulaires et de précaires supprimés depuis 5 ans, la précarisation est générale, la décentralisation des TOS n’en finit plus de faire des ravages. L’Université est « légalement » privatisée…
Face à cette régression sociale programmée, c’est touTEs ensemble qu’il faut lutter, c’est touTEs ensemble qu’il faut envisager les suites de la mobilisation, comme le font les cheminots et les agents de la Ratp appelant à la grève reconductible à partir du 14 novembre et qu’il faut rejoindre au plus vite !
La grève appartient à celles et ceux qui la font.

Sud éducation prendra toute sa place dans la mobilisation :

  • Contre l’idéologie du « travailler plus pour gagner plus », contre le salaire au mérite. Pour des moyens de vie décents pour chacun et une augmentation de 300 € pour tous.
  • Contre la précarisation de l’emploi et la destruction de l’école publique. Pour la défense des statuts. Pour des recrutements à la hauteur des besoins définis par les personnels. Pour la titularisation sans condition de tous les salariés précaires.
  • Contre les atteintes au droit de grève, la répression des syndicalistes et des acteurs des mouvements sociaux, la traque policière de l’ensemble des sans-papiers.
  • Pour le droit à une retraite pleine pour touTEs, privé et public, après 37,5 annuités de cotisation et avec le maintien d’un taux de liquidation à 75% minimum. Pour l’abandon de toutes les décotes et l’abrogation des lois Balladur (1993) et Fillon (2003).

La Fédération Sud éducation appelle à porter ces revendications dans des Assemblées Générales de grévistes afin de construire la grève interprofessionnelle reconductible seule à même de faire reculer ce gouvernement.

Nous appelons, dès à présent à les organiser pour préparer la grève et son extension de la maternelle à l’université et la recherche et dans l’ensemble des secteurs des fonctions publiques.

Plus largement, nous appelons les salariés du public et du privé, les précaires et chômeurs, les étudiants…à faire entendre leurs voix pour défendre et améliorer le service public, les statuts des personnels de la fonction publique, les droits sociaux, et l’ensemble des conditions de vie, d’étude, de formation et de travail.

TouTEs ensemble nous gagnerons !


Sur ce même sujet, le tract de l’Union syndicale Solidaires :

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Tract interpro